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21 janvier 2012

Une histoire lointaine et proche

Rencontre avec Pinar Selek le vendredi 27 janvier à 20h à la Station

Une histoire lointaine et proche : Que peut-on apprendre des expériences des mouvements féministes et LGBT en Turquie ?

Autant la Turquie a traversé des conflits féroces, autant elle a fait l’expérience d’échanges féconds. La relation entre les mouvements féministes et LGBT en est un parfait exemple : Les deux mouvements se sont influencés réciproquement et ont réussi à se transformer tout en continuant d’appeler à la liberté. Nous avons réussi à ouvrir de nouveaux chemins. Des chemins pour résister au système, montrer et faire accepter que nous sommes une partie dynamique d’une vie commune dans la société. Nous nous opposons au pouvoir en troublant toutes les normes.
Nous discutons pour créer ensemble des espaces politiques en connaissant nos différences et sans dériver vers un idéal de société mondiale globalisée et uniforme. Des espaces pour saluer, inviter, écouter, regarder, entendre, voir, apprendre et partager.

Le patriarcat influence différemment nos vies en fonction de notre statut dans la hiérarchie sociale. Donc, nous, femmes, nous ne sommes pas un groupe homogène. Alors, pour nous comprendre, mais aussi pour changer la vie, nous avons besoin de voir nos différences dans la réalité hiérarchique. Voir ces différences ainsi que les ressemblances est important pour connaître les diverses formes du féminisme mais aussi pour enrichir nos actions. Sans lutter contre la guerre, le nationalisme, le militarisme, la pauvreté et toutes sortes de discriminations, il est impossible de trouver les remèdes à nos blessures. Parce que nous aussi, nous risquons d’être pris-e-s dans le système hégémonique.

Notre liberté est notre capacité de créer un monde commun et une nouvelle existence qui n’est pas construite de l’extérieur.

Je suis optimiste parce que je connais cette capacité et je vois que nous avons déjà commencé à nous engager sur les chemins de la création d’un souffle commun.


Pinar Selek, janvier 2012

20 janvier 2012

L'Apollonide, souvenirs de la maison close

« Quand je parle de sexualité, je ne songe pas au coït mécanique névrotique, mais à l'étreinte amoureuse ; non à cette espèce d'urinement-dans-la-femme, mais à la recherche de son bonheur à elle. » Wilhelm Reich, La fonction de l'orgasme, 1952.



Qu'on ne se méprenne pas : ceci n'est pas un compte rendu de film. Ce serait plutôt l'inverse : le compte rendu de ce qu'un film rend compte. Et puis, aussi : un prétexte à parler de nous, les femmes, et de vous, les hommes, car dans un monde constitué d'hommes et de femmes, il va de soi que quand on parle des unes, on parle des autres, et cela il va bien falloir l'accepter. Comme vous êtes forcément l'un ou l'autre, ou l'un et l'autre pour les intersexués, les trans en transition et les hermaphrodites, vous êtes forcément concerné. Le film-prétexte du jour est L'Apollonide, souvenirs d'une maison close, de Bertrand Bonello, sorti en octobre 2011.

Le film

C'est avec beaucoup d'habileté et de talent que Bertrand Bonello, qui s'est beaucoup documenté sur le sujet, nous fait entrer pas à pas dans une maison close de la fin du 19e et du début du 20e siècle, lupanar au décor sophistiqué destiné aux hommes de la haute société.

La progression que nous fait suivre Bertrand Bonello est lente, tranquille – une douce incursion derrière les apparences avec, tout de même, une scène violente au tout début du film. C'est ainsi qu'il commence par nous montrer les femmes telles que les clients veulent les voir : complaisantes et lascives, heureuses en apparences. Mais l'envers du décor ne tarde pas à paraître, sans pathos, sans larmes, sans rien d'exagéré. La présence croissante des gros plans sur les visages fatigués de ces femmes, sur ces visages fermés, las de jouer la comédie, ainsi que la description de l'emploi du temps strict et du règlement auxquelles elles doivent se plier ne peuvent que nous persuader que ces femmes subissent leur sort. L'une est défigurée par un client à la lame rapide, l'autre s'enfuit dans l'opium pour oublier que son client habituel ne veut pas l’épouser, une autre a la syphilis, et toutes ont leur malheur à porter, un malheur de femme qui n'a pas d'autre choix que de vendre son corps. Plus le film avance et plus les visages nous donnent à lire la fatigue de la vie, mais aussi le désespoir et le désir impossible de changer de cap et d'espérer un avenir meilleur.

19 janvier 2012

Que les hommes et les femmes soient belles !

Pétition (ici)


« Le masculin l'emporte sur le féminin. »


Cette règle de grammaire apprise dès l'enfance sur les bancs de l'école façonne un monde de représentations dans lequel le masculin est considéré comme supérieur au féminin. En 1676, le père Bouhours, l'un des grammairiens qui a œuvré à ce que cette règle devienne exclusive de toute autre, la justifiait ainsi : « lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l'emporte. »

Pourtant, avant le 18e siècle, la langue française usait d'une grande liberté. Un adjectif qui se rapportait à plusieurs noms, pouvait s'accorder avec le nom le plus proche. Cette règle de proximité remonte à l'Antiquité : en latin et en grec ancien, elle s'employait couramment.

Plus récemment, l'éminente linguiste, Josette Rey-Debove, l'une des premières collaboratrices des dictionnaires Le Robert, disait à ce sujet : « J'aime beaucoup la règle ancienne qui consistait à mettre le verbe et l'adjectif au féminin quand il était après le féminin, même s'il y avait plusieurs masculins devant. Je trouve cela plus élégant parce qu'on n'a pas alors à se demander comment faire pour que ça ne sonne pas mal. »

335 ans après la réforme sexiste de la langue

Nous appelons chacun-e à révolutionner les écrits, les correcteurs d'orthographe et nos habitudes en appliquant la règle de proximité !

Nous demandons à l'Académie française de considérer comme correcte cette règle qui dé-hiérarchise le masculin et le féminin et permet à la langue une plus grande de liberté créatrice.




A l'initiative de : L'égalité, c'est pas sorcier ! - La Ligue de l'enseignement - Le Monde selon les Femmes - Femmes Solidaires

6 décembre 2011

L'exil et les femmes : rencontre avec Pinar Selek

Quelques nouvelles qui nous viennent de Lezstrasbourgeoises dont nous relayons le texte : une rencontre avec la militante Pinar Selek ce vendredi 9 décembre à 17h à la salle de la Bourse à ne pas manquer !!!

Pinar Selek, écrivain, sociologue, militante féministe, LGBT, pour les droits des minorités et anti-militariste, qui subit une répression politique depuis 13 ans en Turquie, vit depuis peu en exil à Strasbourg. Dans le cadre du Festival Strasbourg méditerranée, elle interviendra dans une rencontre sur le thème : Femmes et exil. C’est l’occasion de faire sa connaissance et de lui faire bon accueil puisqu’elle est désormais notre hôte à Strasbourg.

Pinar Selek, écrivain et sociologue, est également militante féministe, LGBT, pour les droits des minorités (Kurdes, Arménien-ne-s, Grecs/ques, Roms, enfants des rues, travailleuses du sexe, etc.) et anti-militariste en Turquie. Elle a entre autre co-fondé l'association féministe Amargi* à Istanbul qui est très active et qui a créé un des premières librairies féministes en Turquie. Elle est rédactrice en chef du journal féministe édité par Amargi. Elle a également mené des initiatives très intéressantes à Istanbul telles que des ateliers artistiques de rue, menés avec des enfants des rues, des trans' et des travailleuses du sexe. Dans le cadre de son travail de sociologie elle mène des recherches sur des questions liées aux discriminations et à la guerre. Elle développe une conception originale de la sociologie selon laquelle une recherche doit aboutir à une implication concrète auprès des personnes enquêtées. Elle a également écrit des romans et des nouvelles témoignant de son expérience ainsi que des contes pour enfants inspirés des histoires qu’elle a racontées aux enfants des rues. Ses travaux en tant qu’intellectuelle et son engagement politique sont indissociables.

4 décembre 2011

"Grrr... Rêve des femmes, soyons infâmes"

"Un homme sur deux est une femme"
"Nous aurons les enfants que nous voulons !"
"Les violeurs sont les milices du patriarcat"
"Non au patriarcat même à temps partiel"
"Les voies du plaisir ne sont pas toujours pénétrables"
"Une lesbienne qui ne réinvente pas le monde est une lesbienne en voie de disparition"


Les éditions iXe viennent de sortir un très beau livre à découvrir absolument !

40 ans de slogans féministes, 1970-2010

Par : Corinne App, Anne-Marie Faure-Fraisse, Béatrice Fraenkel et Lydie Rauzier

Des centaines de slogans mais aussi de très nombreuses (et superbes) photos de manifestations composent ses pages surpenantes et drôles, pleines de vie et de cris. Cris des féministes dans les luttes pour l'avortement, contre le racisme, pour des droits égaux, contre la guerre... Quarante ans de révolte sont relatés, du point de vue de celles qui ont arpenté inlassablement les rues pendant quatre décennies contre le patriarcat, en brandissant banderoles et panneaux, en scandant slogans et hymne des femmes.

Féministes tant qu'il faudra ! Voilà de quoi inspirer nos présents et futurs combats !

En attendant des jours meilleurs, ce livre sera certainement du plus bel effet sous un sapin... Et on le trouve pour 18 euros à Violette and co.





30 novembre 2011

1er décembre : journée mondiale de lutte contre le SIDA

Nous diffusons le communiqué de presse rédigé par le Planning familial à l'occasion de cette journée.

« Zéro nouvelle infection, zéro discrimination, zéro décès »

Dépistage, prévention combinée avec le traitement antiviral comme outil de prévention et en ligne de mire l’éradication du virus, la neutralisation de l’épidémie… le 1° décembre 2011 se veut ambitieux, offensif et bio médical. Certes les avancées sont importantes. 
La charge virale indétectable comme outil de réduction de la transmission ouvre des perspectives importantes et soulève des espoirs. Outre l’impact sur le développement de l’épidémie, c’est un facteur important pour améliorer la qualité de vie, faciliter la vie affective et sexuelle des personnes vivant avec le VIH. Le discours ne doit pas se résumer aux trois « consignes » : dépister, traiter et maintenir une bonne observance pour avoir une charge virale indétectable au risque de culpabiliser celles et ceux qui ne se font pas dépister, celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se traiter, celles et ceux qui ne sont pas observants-es… 

Il ne suffit pas de savoir ou de vouloir encore faut-il aussi pouvoir. Ainsi l’exclusion sociale, la répression comme celle qui s’exerce aujourd’hui contre les migrantEs et particulièrement les personnes en situation de prostitution, l’isolement ou la perte de l’estime de soi … rendent l’accès aux soins difficile, l’observance aléatoire… et le recours au dépistage peut ne pas être une priorité. La prise d’un traitement au long cours avec des effets indésirables, des situations personnelles difficiles peuvent perturber la prise de ce traitement. Y aura-t-il encore demain des associations, des professionnels de santé qui auront les moyens d’accompagner, soutenir ? Des espaces d’échanges entre personnes séropositives seront-ils toujours là pour permettre ce soutien mutuel et cette élaboration collective et continuer à porter une parole politique de malade expert ? La lutte contre le sida ne pourra jamais relever de la seule réponse médicale. En témoigne la stigmatisation et la précarisation des personnes vivant avec le VIH qui perdurent malgré les progrès médicaux, le poids des normes sociales sur la sexualité qui tend à régresser malgré les quelques avancées de ces dernières années, la féminisation au niveau mondial révélant combien le déficit immunitaire est en lien avec le déficit statutaire. Les avancées médicales sont réelles et il faut s’en réjouir mais ne cédons pas à la tentation de régler les problèmes de société par l’injonction et l’ingestion de molécules. 

La lutte contre le déficit statutaire est plus difficile que l’incitation au dépistage ou la prescription de traitements mais la lutte contre la diffusion de l’épidémie tout en assurant l’égalité face à la maladie sont des enjeux tout aussi importants.

22 novembre 2011

Putes violentées pendant la manifestation contre violences faites aux femmes

Communiqué du 9 novembre 2011 par : le STRASS, Act Up-Paris et Étudions gayment


Ce samedi 5 novembre 2011, plusieurs milliers de personnes défilaient contre les violences faites aux femmes. Des travailleurSEs du sexe, ainsi que leurs alliéEs, venuEs revendiquer des droits furent la cible de violences de la part d’autre manifestantEs s’opposant à leur présence, illustrant une fois de plus que, pour certainEs, les violences faites aux putes ne sont pas des violences faites aux femmes.

Des pancartes arrachées, piétinées, quitte à donner un coup au passage, des huées, des insultes comme « bouffonne à pédés », « fachos », « aliénées » quand nous dénoncions la pénalisation des clients des travailleurSEs du sexe comme violence faite aux femmes et la liberté de parole pour les travailleurSEs du sexe. Des « dégagez » et des « vous êtes la honte de la manifestation » ont fusé à plusieurs reprises. La présidente du centre LGBT de Paris, Christine Le Doaré, a voulu nous empêcher d’utiliser notre mégaphone et menacé de nous faire éjecter par une batucada… Choqués par une telle violence, quelques manifestantEs se sont d’ailleurs désolidariséEs de leur groupe pour venir marcher à nos côtés.

19 novembre 2011

Journée internationale à la mémoire trans'


Le 20 novembre 2011 sera célébrée, dans des dizaines de pays, la 13ème Journée Internationale de la Mémoire Transgenre (voir transgenderdor.org et rememberingourdead.org )
Cette journée rappelle :

- que partout dans ce monde, chaque jour, par milliers, les personnes transgenre sont exclues, persécutées, haïes, maltraitées, violentées et souvent assassinées ou poussées au suicide, uniquement à cause de leur prétendue « différence » de la soi-disant « norme » des sexes et des genres ;

- que le nombre des crimes transphobes, visibles et invisibles, ne recule pas mais augmente ;

- que la haine qui aboutit aux crimes transphobes n'est pas le fruit du hasard ou de quelques individus « méchants », mais qu'elle est l'un des piliers d'un système politique et de la société et culture que celui-ci crée, produisant un cortège de discriminations qui gangrènent la société entière : hétéropatriarcat, sexisme, homophobie, transphobie... ;

- que ce système politique sert à garantir, par le cynisme, la haine, la ségrégation sociale et la violence, le confort des classes sociales dominantes et exploiteuses aux frais des classes sociales opprimées et exploitées, dont font aussi partie les personnes transgenre ;

15 novembre 2011

10 novembre 2011

Polisse de Maïwenn

Une brigade de protection des mineurs. Une photographe qui suit les flics pour rendre compte de leur travail. Et des spectateurs pris en otage face au récit des violences subies par les enfants et adolescentEs. Dans la salle, une tension palpable et des rires gênés d’enfants qui ont du se tromper de film (Tintin est projeté juste à côté). Maïwenn filme les interrogatoires de parents incestueux, d’enfants violés, et les réactions des policierEs. Des réactions directes, sous le regard des plaignantEs et des accuséEs mais aussi des réactions différées, dans la salle de pause, dans leurs appartements. Ainsi, la trame posée par Maïwenn questionne. Face à la violence à laquelle les flics de la BPM sont confrontéEs toute la journée peuvent ils/elles connaître une sexualité qui ne soit pas aliénée, exempte des images de contraintes et de soumission qui font leur quotidien ? Comment parviennent-ils à concilier vie professionnelle et vie privée lorsque celle-ci leur est sans-cesse exposée comme un lieu de violences ?

6 novembre 2011

Viol : la honte a-t-elle changé de camp ?

L'association Questions d'égalité vous invite à la conférence-débat :

Viol, la honte a-t-elle changé de camp ?
Agir ensemble pour faire entendre la parole des victimes

Le mercredi 23 novembre 2011 à 20h
à la Maison des associations / 6, Cours des Alliés à Rennes / M° Charles de Gaulle
[dans le cadre du 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes]

Avec Marie-France Casalis, du Collectif Féministe Contre le Viol, association qui gère la permanence téléphonique nationale Viols Femmes Informations 0800 05 95 95 (appels gratuits anonymes), et Béatrice Gamba de Mix-cité Paris (Toutes deux actrices de la campagne contre le viol lancée en France le 25 novembre 2010 par trois associations : Osez le féminisme !, Mix-cité et le Collectif Féministe Contre le Viol), et Nolwenn Weiler, journaliste, co-auteure avec Audrey Guiller, de l’ouvrage Le viol. Un crime presqueordinaire (oct. 2011, éd. Le cherche midi).

30 octobre 2011

Filles d'albums

Quelque part en France, il y a la Haute-Loire. Quelque part en Haute-Loire, il y a Le Puy-en-Velay. Et quelque part à Le Puy-en-Velay (35 boulevard Carnot pour les intéressé-e-s) il y a L'atelier du poisson soluble. L'atelier du poisson soluble, c'est une maison d'édition qui publie et distribue des livres illustrés, autrement dit des albums. Nous venons juste de les découvrir, à l'occasion de la publication d'un très bel ouvrage signé Nelly Chabrol Gagne : Filles d'albums, les représentations du féminin dans l'album. Le livre mérite que l'on s'y attarde, tant par la qualité de l'objet que par le sujet, un rien polémique, qu'il aborde. En tout cas si d'aucun-e a envie de faire un détour par le site de la maison d'édition, c'est par là : http://www.poissonsoluble.com/

Faisons d'abord les présentation. Nelly Chabrol Gagne est maîtresse de conférence en littérature française du XX ème siècle à Clermont-Ferrand et responsable pédagogique du Master Création éditoriale des littératures générales et de jeunesse. Ce qui est déjà pas mal.

Venons-en maintenant au principal : le livre.

5 août 2011

Léa ne se souvient pas comment fonctionne l’aspirateur



«  Lundi matin.
Pénible, comme tous les lundis.
Tôt, comme tous les matins.
Je me lève la première pour préparer
le petit déjeuner  à Xavier ».


La bande dessinée du scénariste Eric Corbeyran et du dessinateur Gwangjo nous raconte l’histoire de deux personnes que rien ne relie mais qui pourtant vont se croiser par un curieux hasard. Louis Levasseur, écrivain en manque d’inspiration, rentre chez lui et se retrouve devant les poubelles éventrées de ses voisins. Houspillé par la gardienne de l’immeuble, il les ramasse et tombe sur le journal intime d’une jeune femme. Ce journal il en fera un roman à succès, comblant la fin manquante de cette vie, dont il ne connait finalement rien, par son fantasme d’une femme qui se rebelle contre sa vie imposée de ménagère et plaque tout pour partir vivre au soleil, libérée de son foyer…

14 juin 2011

ToutEs en grève le 14 juin !

Le 14 juin en Suisse, c'est la grève. Mais ce jour là, c'est la grève... des femmes ! Voici une petite présentation de cette journée et de son histoire, par le collectif 14 juin.



En 1991

Il y a 20 ans, le 14 juin 1991, le jour du 10e anniversaire de l’acceptation de l’article constitutionnel sur l’égalité des droits, l’Union syndicale suisse a convoqué une grève nationale des femmes : « Les femmes bras croisés, le pays perd pied ». Un demi-million de femmes (soit 1 sur 4!) ont manifesté leur mauvaise humeur lors de multiples débrayages et actions originales. Elles dénonçaient les inégalités persistantes entre femmes et hommes et l’absence de mesures concrètes. A domicile, dans la rue, sur le lieu de travail, elles se sont mobilisées pour que l’égalité cesse d’être un vœux pieu, mais devienne une réalité législative et surtout de fait!

La grève des femme a eu un grand retentissement à l’étranger.

9 juin 2011

Buzzons contre le sexisme !

Nous relayons l'appel à participation du concours "Buzzons contre le sexisme" organisé par Télédebout.


"Vous avez entre 10 et 22 ans et envie de changer le monde ?
Participez, seul-e, avec votre classe ou en équipe, à notre super concours " Buzzons contre le sexisme " …. Réalisez une vidéo drôle, sérieuse, révoltée, déjantée.

6 avril 2011

Je vais bien merci : appel à signature

Les Poupées relaient l'appel à signature : Je vais bien merci !
Un texte qui remet les points sur les i : l'avortement n'est pas un acte que nous subissons comme ils disent. C'est un acte que nous choisissons, nuance subtile. Nous ne sommes pas traumatisées, nous ne fêtons pas tristement l'anniversaire de l'hypothétique naissance du fœtus pas né.

1 mars 2011

Eléments spécifiques de la stratégie des auteurs de violences sexistes


Par le collectif féministe contre le viol
Viols – Femmes – Informations 0800 05 95 95


Quelle que soit la forme de violence exercée et le statut de l’agresseur (proche, inconnu), on retrouve des caractéristiques semblables dans la stratégie mise en place par l’auteur de violence à l’encontre d’une femme. D’abord il choisit, sélectionne, (séduit) celle qui deviendra sa victime, ensuite il organise l’agression ou les agressions en fonction de 5 priorités principales :

7 février 2011

Faire un enfant à sa mère : l'accouchement sous X remis en question



Accouchement sous X : communiqué de la Coordination des associations pour à droit de l’avortement et à la contraception (CADAC)


Une femme accouche sous X. Elle est restée en contact avec ses parents. Ces derniers, les grands parents biologiques, récusent la décision de leur fille et veulent adopter l'enfant : la mère deviendra alors la sœur de sa fille. Au nom de "l'intérêt de l'enfant" la Cour d'Appel d'Angers décide de le confier aux grands parents.

10 juin 2010

9è Marche de la visibilité LGBTI



Les Poupées participeront à la 9è Marche de la visibilité LGBTI de Strasbourg, ce samedi 12 juin. Nous formeront un "pink block" avec nos copinEs de La Lune, d'OTR, de STS et de TaPaGeS.


Départ de la marche à 14h, Place de l'Université.


Une si vaste colère


Communiqué de presse de TaPaGeS


21 mai 2010

Liberté, égalité, sexualités.


28 & 29 mai 2010
Le Planning Familial ouvre ses portes et lance sa campagne pour le remboursement de tous les contraceptifs

"En 2009 vous étiez à nos cotés ! En 2010, qu’allons nous faire ensemble ?

Par cette phrase -manière de remercier les 200.000 personnes qui nous ont soutenues début 2009- Le Planning Familial lance sa campagne nationale d’appel à soutien en organisant des journées portes ouvertes.

Association militante, ses engagements revêtent de multiples facettes peu connues du public. Le Planning ne se résume pas à une « distribution de pilule » ou diffusion d’informations sur l’avortement, ce sont aussi l’écoute, l’éducation à la sexualité, la prévention des IST et du Sida ou la lutte contre les violences faites aux femmes ou encore… Mais chut !!! Venez plutôt nous voir pour tout connaître ! Les associations du Planning Familial organiseront des animations autour de leurs activités (la liste des associations participantes sera communiquée le 25 mai).